mercredi 1 juin 2016

(Encore) un nouveau départ.

“Life is like riding a bicycle. To keep your balance, you must keep moving.” 
Albert Einstein

Repartir, repartir, repartir...
Re-partir.

Neuf mois de nomadisme, neuf mois de sédentarité.
Et maintenant ?

Plus d'une fois, depuis que mes pieds ont retrouvé le sol français, j'ai eu envie de mettre les voiles, ailleurs, n'importe où pourvu que ce ne soit pas ici. Comme un besoin vital d'aller trouver un souffle d'air pour libérer des poumons trop enserrés par la ville. Mais faire un seul pas dehors me demandait déjà un effort qui semblait parfois insurmontable... On dit qu'il faut la moitié de la durée d'un voyage pour s'en remettre ; hasard ou pas, après quatre mois et demi la vie d'ici a commencé à me sembler plus douce. Après l'introspection est venu le temps du partage. Sortir d'une grotte et s'ouvrir au monde, à nouveau. Profiter de la colocation. Multiplier des ébauches de projets, les idées, motivée cette fois par l'envie de faire plutôt que le besoin de fuir. Et puis… Un ultimatum est tombé. Il a été décidé, contre notre gré, qu'on devrait quitter la maison. Il a été convenu, après quelques divagations, qu'on se séparerait tous : tous les colocs, les amis, prendraient des chemins divergents. Alors je suis restée, quatre mois et demi de plus, pour vivre avec eux les derniers mots d'une histoire longue de trois ans. J'ai tiré la corde jusqu'au bout, sans trop penser à l'après, pour ne pas me donner le tournis à en vomir. On a vidé la maison, on a répété les au-revoir au compte goutte, on a fêté encore et encore les séparations en promettant les futures retrouvailles, on a pleuré un peu, j'ai coupé les bracelets qui retenaient mon bras aux souvenirs du dernier voyage, j'ai pris mon dernier café-cigarette dans la cour pleine à déborder de souvenirs, lieu privilégié des discussions à coeur ouvert, et puis...


Je me suis déracinée...
Encore une fois.
Dans moins d'une heure je claque la porte.
La route devant moi n'est qu'esquissée pour un mois à peine.
Et après...
Après... On verra bien où elle m'emmène.

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