dimanche 23 août 2015

Aller voir le Taj Mahal, et repartir.

Après Varanasi il y a sur notre route un endroit grandiose, une des merveilles du monde qu'il serait impensable de rater.

On retourne sur les rails dans un wagon sleeper qui cette fois n'est pas envahi, où on rencontre deux voyageurs du Kazakhstan et deux jeunes soeurs espagnoles qui ont l'air impressionnées par la durée de nos voyages respectifs (alors que moi je reste admirative de les voir dans ce pays à 17 et 21 ans). En descendant sur le quai avec 4 heures de retard (mais qui ça surprend vraiment ?), Marc réalise que notre couchsurfer est le même que celui des Kazakhs ; et puisqu'une des Barcelonaises est malade et qu'elles n'ont pas réservé d'hôtel, on leur propose de nous suivre. Arpan nous accueille tous avec un grand sourire et nous emmène dans sa guesthouse en rénovation.


Il pleut.

On attend sans impatience le moment où le ciel se calmera.

Une éclaircie nous pousse dehors, on part acheter les billets d'entrée, vider nos sacs de tout ce qui est interdit à l'intérieur du mausolée (téléphones portables, couteaux, chewing gum, cigarettes, crayons, livres, carnets, etc...) et on monte dans une des navettes gratuites qui nous conduit à l'entrée.


Voilà donc la preuve d'amour démesurée qu'est le Taj-Mahal...

Et des milliers de touristes entre elle et nous.


C'est beau, oui, impressionnant, grandiose, magnifique...

Il manque juste un peu de magie.
Pas d'étincelles, pas de papillons dans le ventre.
Trop de monde ?
Peut-être que l'endroit m'aurait plus envoûtée au lever du soleil, sans la foule.
Peut-être...


Mais loin de moi l'envie de l'envie de juger négativement l'un des endroits les plus emblématiques du pays ! Ce n'est qu'un ressenti personnel. Pas de coup de cœur, tant pis. Juste l'appréciation objective de la beauté.


Ma route ne se dessine plus par un enchaînement de lieux à voir. Elle se remplit plutôt de rencontres, d'univers, d'une quête de ressentis plutôt que de photos à prendre... Je n'attend plus rien des endroits où je vais, où si peu ; je préfère m'y laisser surprendre.

Ici, à Agra, je retiens le déjeuner partagé avec les autres voyageurs, les conseils donnés aux espagnoles inquiètes qui avaient besoin d'être rassurées, la soirée avec notre couchsurfer, la foule d'indiens dans la rue qui a fini par me faire sentir un peu en insécurité, les discussions et négociations avec Lucky, un chauffeur de tuk tuk, et les aux-revoir à une station de bus...

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