mercredi 8 juillet 2015

Malaisie : Tioman island...

Il y a cette île, au sud est du pays, dont on entend parler depuis des mois.

Et depuis des semaines, on se dit qu'il faudrait aller y faire un tour, quand même, pour voir si vraiment c'est si bien. Certains nous y ont encouragées avec des yeux pleins d'étoiles, d'autres semblent l'avoir trouvée ennuyeuse... En tout cas, après Singapour, Tioman nous parait être l'endroit parfait pour s'évader, oublier le bruit citadin et se ressourcer. Que la vie y soit tranquille et banale nous va parfaitement, on a juste envie d'un bord de mer isolé, d'un air iodé qui puisse nous inspirer pour dessiner, écrire, faire des bracelets, jongler...


Dès le retour en Malaisie, à Johor Barhu, on prend le premier bus pour Mersing. Le ferry là-bas navigue selon les marées, les horaires changent chaque jour, et le dernier est déjà parti quand on arrive. Alors on passe une nuit dans la ville côtière, une soirée à parler voyages avec deux français qui reviennent de Tioman sans l'avoir trouvée incroyable ; et le lendemain on embarque, toujours pleines d'espoir de poser le pied sur un coin de paradis...

Trop d'espoir ?

Peut-être qu'on avait la tête ailleurs, malgré nous...
Elle à Langkawi, moi à trop d'endroits.
Décidément on s'est un peu perdues, sur la route vers la Nouvelle-Zélande.

Pourtant le village est joli, les gens sont ouverts, gentils et accueillants, mais... ça ne ne nous suffit plus ?
Un jour passe, où ne rien faire est reposant.
Une matinée file, vide de motivation.
...
À quoi bon rester ?
On a la tête bien loin d'ici.
C'est pas l'île le problème, c'est nous.


Alors qu'on hésite, près du jetty, entre aller marcher, aller nager, ou rentrer ne rien faire... on croise un moniteur de plongée avec qui on avait échangé quelques mots la veille. Il dit qu'on ne peut pas partir sans avoir essayé le snorkeling, il nous prête des masques et tubas pour l'après-midi, et voilà, l'occupation a été décidée pour nous.

Aller nager au dessus des coraux morts est déprimant.
Mais...
S'éloigner du bord de plage, en trouver des vivants et entendre leur crépitement, observer les poissons multicolores, la vie sous-marine, respirer lentement... Ça me rappelle le plaisir que j'ai eu à découvrir les fonds marins à Koh Tao.
Ça apaise...


Le soir on va manger du poisson, comme une évidence vu sa fraîcheur ici.
(Et il est super bon.)
On retrouve le moniteur de plongée, il y a un anniversaire, on trinque quelques verres, on rapproche des tables, on joue aux cartes, on discute, et la soirée s'étire...

Finalement, peut-être qu'on pourrait rester un jour de plus ?


Les plans changent, l'humeur varie, il suffit de trois fois rien.

Le lendemain je me sens bien mieux dans ce village tout au nord de l'île. Il me fait penser à la Birmanie, un peu... parce qu'on y trouve tout autant de sourires, des "hello" à chaque regard croisé, des gens curieux et ouverts, comme si c'était la chose la plus normale au monde et que la froideur des grandes villes n'existait pas.

La vie est belle ici, douce et tranquille...
Rien ne presse.


C'est quoi la suite ?, nous demande-t'on...
Qui sait ! ça change tellement vite.
On ne peut que se fier au présent.
Et aujourd'hui, on n'a plus de plans, plus aucun itinéraire, seulement des idées et des envies... Voyager sans limite de temps ouvre la porte aux possibles, les contraintes se contournent ou dirigent nos pas, on avance sans savoir ce qu'on trouvera au virage suivant.

Alors le mieux est de se laisser porter par le courant...

Il fallait qu'on quitte Tioman pour rejoindre des amis à Melaka.
Il faudra que je repasse par Kuala Lumpur (encore).

Et après...
Retourner à Tioman ?
Why not...
 

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