lundi 22 juin 2015

Malaisie : baisser les bras à Langkawi.

Après deux semaines (ou trois ? j'ai perdu le compte) de pause, on aurait dû se remettre en route vers le sud.
(Histoire de reprendre la direction de la Nouvelle-Zélande...)
Mais Aurélie avait envie de retourner voir Langkawi.
(Et on n'est plus à un détour près...)
Alors c'est vers le nord du pays qu'on s'en va.

La trajet est facile depuis Puduraya, la grande station de bus près de Chinatown : il y a des dizaines de départs chaque jour pour Kuala Perlis. On choisi celui de minuit trente et, après des aux-revoirs à la guesthouse où on avait pris nos habitudes, on quitte la capitale. La nuit est courte (mais infiniment plus confortable que toutes celles passées dans des bus birmans...), à 6h30 déjà on descend, ensommeillées, sous la pluie. En deux minutes à pieds on est rendues à l'embarcadère du ferry, et 1h30 plus tard on débarque à Langkawi. Il n'y a plus qu'à prendre un taxi pour arriver chez l'ami d'Aurélie (oui parce que c'était aussi une raison d'aller sur cette île...).


Quatre jours plus tard, je m'en vais.

Il y a des endroits comme ça, on voudrait vraiment les apprécier mais rien n'y fait. Peut-être qu'on n'y vient pas au bon moment, peut-être qu'on n'y est pas dans les bonnes conditions, peut-être qu'on n'a pas le bon état d'esprit, peut-être... Quoi ? Peu importe, on a beau en avoir envie, ça ne colle pas. À quoi bon s'acharner ?

L'objectivité manquerait si je voulais raconter Langkawi.
Touristique et cher, pour résumer très grossièrement...
Trouver une single room est quasiment impossible : ici, soit on voyage à plusieurs, soit on va en dortoir. Et si on n'a pas envie de partager sa chambre, si on a besoin de calme... et ben on paie. Pour se déplacer, marcher ou faire du vélo n'emmène pas bien loin. Et puisque les transports en commun n'existent pas, il faut prendre un taxi ou louer un véhicule pour découvrir l'île. Moyennant quelques ringgits, on peut prendre un cable car pour monter en haut d'une montagne et admirer la vue ; il y a même un pont suspendu sur lequel on peut marcher... si on veut bien payer encore un peu plus. On peut aller voir des mangroves, aussi, en sortie organisée sur un bateau à moteur. Ou bien les îles de l'archipel (au nombre de 101, dont deux construites par les hommes pour protéger un port de plaisance d'un éventuel tsunami). Il y a pas mal de choses à faire, il me semble ; pour ceux qui veulent bien dépenser leur argent. Sinon il y a les plages et la nature... quand il ne pleut pas ; mais pour moi c'est raté.

Non, vraiment, Langkawi et moi ça ne colle pas du tout...


Alors après quatre jours, je reprend un taxi, puis un ferry, puis un bus...
Trajet identique en sens inverse.
À 21h, me revoilà à Kuala Lumpur.
Quelques centaines de mètres et une volée de marche plus tard, on m'accueille d'un "welcome back" à la guesthouse de chinatown (la même, évidemment, toujours la même). Le temps de poser mon sac et monter au salon, j'ai déjà l'impression d'être rentrée à la maison. Y a des endroits comme ça, on n'en attend, ils n'ont l'air de rien, mais on s'y sent bien. À quoi bon chercher une raison ?

Aurélie est restée là-haut, on se rejoint bientôt...
Mais je ne vais pas me risquer à annoncer une suite d'itinéraire.
Rien n'a jamais été si incertain, changeant, et sujet aux décisions de dernière minute qui suivent les envies du moment (lesquelles sont tout aussi incertaines et changeantes...).

4 commentaires:

  1. Tu as raison de t'écouter, de ne te forcer en rien.
    En te lisant je me disais que je trouve toujours aussi beaux tes textes et photos, et que tu sembles maîtriser le délicat équilibre entre prendre soin de soi et dépasser ses limites. Tu vis de belles choses, c'est tout ce qui compte. En tout cas, je continue à te lire avec beaucoup de plaisir. :)
    Et puis, tu m'as donné envie d'écrire.

    RépondreSupprimer
  2. Merci beaucoup pour ce message !
    Je ne sais pas si je maîtrise très bien l'équilibre, mais j'essaie... et j’apprends des erreurs :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Aujourd'hui, j'aimerais bien me téléporter à Kuala Lumpur pour boire un verre avec toi !

      Supprimer
    2. Oh, que ce serait bien !
      Je t'accueillerais avec grand plaisir :)

      Supprimer