vendredi 8 mai 2015

Birmanie : Yangon (Rangoon)

Le stop a bien fonctionné pour quitter Hpa An : 1h30 à l'arrière d'un pick up, et on arrive à Mawlamyine. On trouve un hôtel pas trop cher ni trop désagréable (encore que…), dont on peut être sûrs qu'il n'est pas géré par le gouvernement (merci le guide du routard pour l'info). Et puis… quelques ballades, des sourires, des « Hello » ou « Mingalaba », des « Nice tattoo ! » et « Where do you come from ? », mais une atmosphère moins agréable qu'à Hpa An. Pourquoi ? Difficile à dire… Des détails. La ville ne nous donne pas envie de rester plus d'une nuit, je n'en retiens même pas de photos, alors on passe à la suite.

J'avais entendu beaucoup de choses sur les bus Birmans et m'attendais au pire, mais celui qu'on prend pour Rangoon est plutôt luxueux : coussin pour dormir, sièges confortables, bouteille d'eau et lingette rafraîchissante… À 18h, on arrive dans les bouchons de la périphérie de Rangoon. À 19h30, après 8h de route, on s'arrête enfin au terminal de bus.


L'ancienne capitale à changé de nom quand la Birmanie et devenue Myanmar, et l'administration a déménagé dans une ville construite dans ce seul but. Mais, avec 5 millions d'habitants, Rangoon reste le cœur du pays. Les chambres y sont chères (encore plus qu'ailleurs), les restaurants aussi, internet y est terriblement lent (contrôlé par le gouvernement), les façades des bâtiments sont décrépies, les rues sont pleines de monde… mais l'agitation est vivante et entraînante. Une belle atmosphère cette fois... Pourquoi ? Tout aussi difficile à dire qu'à Mawlamyine. Des détails, un ressenti personnel.


Marcher au hasard des rues le matin...
Rentrer dans la fraîcheur de la chambre quand il fait trop chaud.
35°C, 40°C ? Trop.


Repartir en fin d'après-midi, sous un soleil plus bas.

Il y a un endroit à ne pas manquer quand on passe par Rangoon : la pagode Shwedagon.

Depuis Sule, où sont la plupart des guesthouses, il suffit de prendre n'importe quel bus vers le nord et descendre au troisième arrêt… facile. Pour les étrangers c'est 8000 kyats l'entrée, avec consigne pour les chaussures (parce qu'évidemment, c'est encore une visite qu'il faut faire pieds nus), et pour ceux qui n'ont pas prévu de vêtements assez couvrants, on peut emprunter un longyi ou une chemise birmane sans problème (et sans supplément).

Quand on arrive en haut des escaliers couverts, ça scintille d'or partout.
C'est plein de monde, autant de touristes que de visiteurs venus dans un but spirituel.

Mais les photos parleront cette fois bien mieux que les mots.


(Et oui, du wifi jusqu'ici... la Birmanie se développe à une vitesse folle.)

Doucement, la nuit tombe.
Les lampadaires s'allument.
Et l'or brille de plus belle dans l'obscurité.


Puis on rentre.
On va manger au restaurant Linkage, où une partie des revenus sont utilisés pour aider les jeunes des rues (selon le guide du routard, info non vérifiée), et où les gamins qui nous servent ont le sourire de ceux qui sont heureux de leur travail (même si, vraiment, on se demande à quoi ressemble la vie des tous ces enfants qu'on voit dans les restaurants).

Et le lendemain, déjà, on reprend la route.
Les jours de nos visas s'écoulent et il y a tellement à voir…


Un bus de ville jusqu'au terminal routier.
Il fait tellement chaud, on abandonne l'idée du stop.

5h de trajet jusque Taungoo, à l'avant d'un bus non climatisé dont la ventilation cesse de fonctionner en cours de route et où on a à peine la place d'étendre nos jambes…

Une nuit sous moustiquaire dans un hôtel un peu perdu dans la campagne.
Un petit déjeuner incroyable avec pancakes, banana cake, tapioca, coconut sticky rice, papaye, mangue, banane, kumquat, café (du vrai!) à volonté, churros, et encore d'autres choses plus ou moins identifiable… il y a une bonne quinzaine d'assiettes devant nous, et la nature de l'autre côté de la fenêtre.

Une nouvelle tentative d'autostop, ratée. 
Un autre bus local, pas cher mais très lent, jusque la nouvelle capitale Naypidaw.

Quelques heures à tuer avant de pouvoir prendre un nouveau bus…
Une pagode dans les cieux, des rues désertes.


Quelques heures d'attente dans l'agence de bus, jouer aux cartes et observer la vie d'ici.

Faire quelques pas dehors et être le centre d'attention de tout le quartier. Les regards, les « hello » et toutes ces exclamations sur mon tatouage, les pouces levés, les doigts pointés… ça en deviendrait presque gênant.

Et un bus de nuit, entre 19h et 1h, jusque Kalaw.
Stop.
Repos.
Après on part marcher dans les montagnes...
  

6 commentaires:

  1. Woaw ! On en prend plein les yeux, c'est magnifique !
    Les gamins du début, ce sont des écoliers ou de futurs moines ?
    La pagode de la nouvelle capitale fait froide et sans âme... elle est récente ?
    Et Roland, il n'a donc pas de tatouages, lui, pour que toi seule attire les regards partout où vous êtes ?

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    1. Les gamins sont des gamines ! Le bouddhisme étant religion d'état, on en voit souvent dans leur robe rose... de même que des gamins en rouge. Ils (garçons et filles) ne sont pas forcément de futurs religieux, mais font quelques jours (généralement 7) en monastère, ça fait partie de l'apprentissage religieux.
      La pagode, je sais pas trop de quand elle date... quelques années sans doute, puisque la nouvelle capitale est assez récente.
      Et, non, Roland n'a pas de tatouage. Et surtout, pas de femmes tatouées ici, c'est plutôt réservé aux hommes. Du coup ça surprend, un bras entier !

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    2. Très belles photos d'une ville saisissante. Les ors qui brillent...cela surprend mais c'est beau.

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    3. Merci :)
      La nuit c'est effectivement très surprenant... étincelant sous les projecteurs.

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  2. C'est superbe ! J'adore la deuxième photo de nuit, c'est juste taré comme rendu ! Tout ça donne très envie de découvrir la birmanie. Merci ! :)

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