dimanche 24 mai 2015

Birmanie : Un jour à Mandalay.

2h30, terminus : le bus s'arrête.
Décidément, ces trajets de nuit n'ont aucune logique dans leurs horaires.
On descend à peine réveillés, et les chauffeurs de taxi nous entourent.

"Where do you want to go ?" 
"You need taxi ?" 
...
"Where you go ?"
  
Pas la peine de se presser.
On se met d'accord avec Mathias, un Danois avec qui on avait fait le trek, pour partager une voiture vers une guesthouse (au nom prometteur de Dreamland) recommandée par deux autres voyageuses. C'est fermé évidement, mais il y a une sonnette, il faut réveiller la réceptionniste. Les sacs posés, on ferme les yeux une petite heure, et on repart tous les trois en taxi vers le pont d'U Bein.


Le plus long pont en teck du monde est réputé pour ses levers et couchers de soleil photogéniques. Malheureusement, en cette saison, l'aube et l'aurore ont bien souvent un horizon brumeux ; ce matin les nuages montent haut, on ne verra aucune couleur dorée au lever du jour.

Tant pis, l'endroit est paisible (si on oublie les chiens errants qui nous suivent parfois d'un peu trop près), joli, et ça reste agréable de marcher sur le pont en observant les gens passer.


En rentrant, on repart presque aussitôt.

C'est la fin de la saison sèche en Birmanie, et Mandalay est une des villes où la température grimpe le plus. Puisqu'à 7h c'est encore supportable, on part découvrir la ville et ses immenses rues perpendiculaires pleines de magasins… À 9h on transpire et on en a bien assez vu, pas de quoi nous encourager à rester plus longtemps dehors. Il n'y a plus qu'à aller profiter de la chambre climatisée pendant quelques heures, en n'en sortant que le temps d'aller manger sur la terrasse de la gargote d'en face. Température extérieure (à l'ombre...) : 40°C ?

En fin de journée, on reprend un taxi à trois pour aller voir le coucher de soleil du haut de Mandalay Hill. Pour prendre des photos du panorama, il faut payer 1000 kyats (moins d'1€) à l'entrée de la pagode qui occupe le sommet ; puis trouver une place au milieu de la foule...


Et admirer le soleil disparaître derrière la brume de l'horizon.

À nouveau, à peine rentrés, on repart.

Après avoir négocié en bas de la guesthouse pour monter à deux sur une moto taxi (c'est à dire Roland, moi, et le conducteur... quand on arrive en Asie ça impressionne de les voir parfois si nombreux sur un deux-roues, mais finalement ça se fait très bien), on file voir le spectacle des moustaches brothers. Autrefois trio contestataire, célèbre pour ses sketches satyriques d'opposition à la junte, il ne reste aujourd'hui plus qu'un des frères pour assurer les représentations quotidiennes réservées aux touristes (le gouvernement leur a interdit de jouer pour le peuple Birman). L'accent anglais est parfois difficile à comprendre, les autres membres de la troupe ne sont pas tous débordants de motivation, le spectacle est vieillissant… Mais tant pis, leur histoire et les nombreuses photos d'Aung San Suu Kyi accrochées aux murs sont pour moi des raisons suffisantes d'avoir payé une place, juste pour les soutenir. (Et les danses traditionnelles sont jolies.) (Et les costumes sont beaux.)
 

Pour rentrer, pas question cette fois de monter à deux sur une seule moto-taxi : la nuit c'est interdit par le gouvernement... Ce sera chacun la sienne.

Le lendemain, à 5h le réveil nous arrache d'un sommeil trop court.
L'échéance de la fin du visa nous presse, il y a tant à voir dans ce pays !

On a réservé un bus auprès de la guesthouse, les gérantes nous ont préparé un petit déjeuner à emporter et nous ont arrangé un pick up pour aller à la station de bus. (Elle est effectivement vraiment bien cette guesthouse...)

Alors déjà, on repart.
  

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