lundi 1 juin 2015

Birmanie : les temples de Bagan.

Le bus pris à Mandalay nous dépose dans les rues vides de Bagan au milieu de la nuit.

Cette fois le trajet a été assez pénible, dans un minibus rempli de gens et de colis dont les sièges inconfortables ne tenaient pas quand on les baissait, sur une route en mauvais état qui nous a secoué sans répit. Alors c'est un soulagement d'en descendre. Mais, à 2h30, personne cette fois pour nous emmener vers une guesthouse sans qu'on n'ait à réfléchir. On sort le guide du routard, on avance sur la route principale, on s'arrête dans le premier hôtel où il y a quelqu'un d'encore réveillé... et on s'écroule dans les lits. Contents, quand même, d'être arrivés ici.


Parce que Bagan, c'est un peu l'endroit à ne pas manquer quand on voyage en Birmanie.
C'est la carte postale du pays, le paysage qu'on voit partout, l'image qui fait rêver...

Le site de 50km² est parsemé de plusieurs milliers de temples, pagodes et stupas, la plupart construits entre le 11e et 12e siècle. Il y a beaucoup de ruines, mais de nombreux monuments sont encore extrêmement bien conservés (ou rénovés, ou reconstruits et plus ou moins dénaturés...). En théorie il faut payer un droit d'entrée de 15$ ; mais nous, personne ne nous l'a jamais demandé (et on n'a pas été réclamer...).

Ça fait un peu penser à Angkor, au Cambodge. Mais en fait, une fois sur place, rien a voir. L'architecture est différente, le paysage n'est pas le même : ici, quand on grimpe en haut d'un temple, la vue est dégagée et on peut admirer l'horizon, la terre aride où les arbres contrastent avec les temples de brique rouge et ocre...


Pour dormir il y a la ville principale de Nyaung Oo, où les hôtels sont les moins chers ; ou Old Bagan, en plein sur le site, où il faudra débourser bien plus ; ou New Bagan, plus au sud, dont les prix restent raisonnables mais quand même un peu cher pour les backpackers.

Mais où qu'on soit, il faudra faire quelques kilomètres pour parcourir le site...

La location de scooters étant interdite aux étrangers, pour se déplacer on a le choix entre nos pieds (compliqué quand on ne dort pas dans un des hôtels très chers au milieu des ruines), louer des vélos, des e-bikes (vélos électriques), monter sur une carriole tirée par un cheval, ou prendre un taxi...

Le premier jour, après une matinée à se reposer de la nuit entrecoupée et à se cacher de la chaleur écrasante, on opte pour les vélos.


On part voir le coucher de soleil du haut de la pagode Shwesandaw, une des plus prisées (surtout à cette heure). Même en basse saison, on n'est pas les seuls à vouloir profiter de la vue panoramique.

Et on comprend pourquoi en arrivant en haut...

(Même si le soleil se contente de disparaitre derrière une couche de brume sur l'horizon.
Comme à Mandalay, on regrette d'être à la mauvaise période pour les jolis levers et couchers de soleil.)


Le lendemain, je préfère ne pas trop forcer (l'indigestion n'est pas si loin derrière...) et reste dormir pendant que Roland va voir un lever de soleil embrumé.

Puis on part à pieds voir le village et la pagode Shwezigon.


Le midi, on se cache de la chaleur qui écrase dès qu'on fait deux pas dehors.

On sort seulement pour aller manger sous les ventilateurs de la terrasse de Weather Spoon's, dont les burgers sont parfaits et le café fait dans une cafetière à l'italienne. Il est bon, parfois, de retrouver des habitudes alimentaires de chez soi... À Bagan on se fera plaisir, les restaurants de Nyaung Uu sont pleins de western food (surtout italienne, allez savoir pourquoi), on en profite pour faire un écart sans aucun remords aux fried rice et noodles qu'on mange chacun depuis des mois.


Vers 16h, quand la chaleur est redevenue supportable, on va louer des e-bikes pour pouvoir aller un tout petit peu plus vite sur la route principale, et se fatiguer un tout petit peu moins sur les pistes sablonneuses qui mènent aux temples.


À Sulamani, je comprend pourquoi je suis venue ici en parcourant les couloirs recouverts de fresques incroyables.


On est libre d'entrer dans la plupart des bâtiments, parfois sans aucune surveillance... À chacun d'être responsable et de faire attention de ne rien dégrader. Beaucoup d'endroits sont encore des lieux de cultes, des affiches rappellent aux visiteurs d'enlever les chaussures et des boîtes de donations sont installées aux entrées. Mais certains sont vides, comme à l'abandon, et on y entre sans savoir à quoi s'attendre, en s'y laissant surprendre.


Pour le crépuscule on s'arrête à la pagode Pyathada.
Là aussi, il y a du monde...


Et ce soir encore, la brume recouvre l'horizon.


Mais que la vue est belle !


Le troisième jour, on part peu après l'aube pour profiter des heures matinales encore fraîches.

On visite, on roule au hasard en s'arrêtant quand on en a envie.


Il y a les grands bâtiments, les pagodes principales...
Et puis des petits temples où on est seuls...


On croise des gamins qui jouent, d'autres qui essayent de nous vendre des cartes postales...
Les endroits les plus connus sont déjà envahis de stands de souvenirs.


De nombreux Birmans viennent aussi visiter cet endroit qui leur appartient.


Certains demandent à se prendre en photo avec nous, ça ne nous étonne plus, c'est déjà arrivé ailleurs. Puisque sortir du territoire est si cher et compliqué pour eux, voir des touristes est dépaysant et les photos font des souvenirs de vacances exotiques.


On rentre en fin de matinée, à 11h il fait déjà dans les 40°C.
(On mange une salade de feta avec un ciabatta à San Kabar, puis une glace faite maison au Black Bamboo...)

Et on repart en milieu d'après-midi, pour profiter encore un peu du site...


Au hasard.

On a dû s'habituer au climat, la chaleur n'est plus aussi pesante que le premier jour. Même si... en roulant aussi vite que le permet la e-bike, le vent sur mon visage ne rafraîchit pas, il assèche et brûle les paupières le temps d'un clignement des yeux.

Si jamais on arrive à court d'eau, on peut en acheter à l'entrée des bâtiments principaux. Ou même en prendre gratuitement dans certains temples qui ont installé des réservoirs en libre service pour les visiteurs religieux...

Et si le soleil cogne trop, il suffit de rentrer dans la pénombre d'un temple.


On y aura croisé un nombre incalculable de bouddhas...


Trois jours étaient juste assez.

À 18h30, on reprend la route.
Un autre bus de nuit...

On s'en va voir d'autres temples, dans une région encore plus isolée et bien moins visitée.
On continue l'exploration d'un pays qui ne cesse de me surprendre...
  

2 commentaires:

  1. Beau et paisible !
    Et un texte riche de détails, astuces et conseils, bravo !
    Mais ce burger... OMG... aucune pitié pour ton estomac qui peine à se faire à la nourriture exotique... :))

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    1. Au contraire, ça lui a fait beaucoup de bien de manger ça ! :)

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