lundi 4 mai 2015

Birmanie : Hpa-An.

On oublie bien vite Myawaddy, la ville frontalière où les heures d'attente nous ont donné un aperçu chaotique de la Birmanie.

La première ville où on s'arrête est bien plus prometteuse : Hpa-An.


En suivant les conseils d'un conducteur de taxi et d'un moine, on passe une nuit à l'hôtel Parami. On  y serait bien si on était de riches touristes ayant envie de se faire servir ; la vue est belle depuis le mini balcon de l'immense chambre à 35$ avec salle de bains privée, le service est impeccable, et pour le petit déjeuner le verre de jus d'orange est servi sur une soucoupe… Après une nuit, on va chercher un endroit à l'ambiance moins 'coloniale', aux rapports plus humains. À la Soe Brothers Guesthouse, les chambres à 12$ sont bien plus petites, les douches et toilettes sont communes et rudimentaires, il y a une légère odeur de moisi et le petit déjeuner n'est pas compris… peu importe, on s'y sent bien mieux !

Aussitôt installés, on part découvrir la ville au hasard des rues.

Un marché, plein de stands remplis de fruits et légumes inconnus, de poissons séchés, d'animaux morts ou sur le point de l'être, de bouts de bois (qu'on identifiera plus tard comme du tanakha), d'épices, de fleurs, et puis… plein d'autres choses. Des regards croisés, curieux, tellement de sourires ! Des rires en coin. Des « Hello ». Une question : « where do you come from ? », à laquelle on répond « Pyenté » parce qu'on a retenu au moins ce mot en Birman. Des yeux surpris sur mon bras, cette remarque « nice tattoo ! » qui revient sans cesse. 


Une pagode, où des Birmans nous prennent en photo juste parce qu'on est blancs.

Une autre, qu'on visite guidés par un moine silencieux, où un homme nous demande de le prendre en photo pendant qu'il travaille sur une statue.


Du repos quand il fait trop chaud pour rester dehors.

Un coucher de soleil au bord de l'eau.

Pour dîner on partage avec d'autres voyageurs de la guesthouse un repas typique du pays : un curry à choisir entre poulet, bœuf, agneau, poisson ou végétarien, avec du riz (évidement) et plusieurs accompagnements à partager.

Une belle atmosphère, un bon feeling de ce pays qui m'intriguait tant.
Parfaite manière de le découvrir.
Prendre son temps en ouvrant les yeux...

Le lendemain, on loue un scooter à 6$ pour aller voir plus loin.

Aux grottes de Saddan, occupées par le bouddhisme, il faut se déchausser avant d'entrer ; les règles sont clairement indiquées…


Puis marcher dans les grottes à peine éclairées où on n'entend que les chauves-souris et quelques autres touristes lointains. Quelques décorations, éléments de culte, et des formations rocheuses impressionnantes. Au bout, il y a un lac : on peut y prendre un bateau pour rejoindre une autre rive d'où il faudra marcher quinze minutes avant de rejoindre le point de départ. Le tout pieds nus, donc, et c'est plutôt agréable malgré le soleil.


Repartir sur les routes de campagnes, sourire et faire des signes de la main aux gens qui nous remarquent et nous saluent.

S'arrêter pour déjeuner au hasard, dévisagés, seuls étrangers au milieu des locaux.
Laisser le temps s'étirer pendant une averse…

Puis repartir sous un soleil de plomb et dans une chaleur moite, alors que toute l'eau tombée s'évapore déjà.


À la pagode Kyauk Ka Lat, perchée sur son rocher au milieu d'un monastère construit sur une île, on marche à nouveau pieds nus en se faisant discrets. Il y a toujours ces regards, l'étonnement et la curiosité, ces sourires...


Aux grottes de Kawgoon, il faut payer 5000 kyats (5€) de droits d'entrée ; mais impossible de le regretter. Après tout ce temps en Asie, on n'a tous les deux jamais vu quelque chose d'aussi impressionnant...


On en profite, tant qu'à être là, pour grimper un escalier et admirer la vue sur le paysage Birman.


Dernier arrêt à la Bat Cave avec un beau panorama sur la rivière Than Lwin, mais où l'intérêt de la visite se trouve essentiellement au crépuscule quand les chauves souris sortent des grottes ; ça fera trop tard pour nous, il faut rendre la moto et la fatigue nous presse de rentrer.




Voilà comment a vraiment débuté le voyage en Birmanie.
(En oubliant le passage frontalier qui ne peut être représentatif du pays…)

Et pour partir de Hpa-An, on a demandé à un serveur de nous écrire « Mawlamyine » en Birman sur un papier. On a marché au bord de la route, on s'est arrêté, j'ai levé le bras et Roland a tendu la pancarte… En cinq minutes, on quittait la ville à l'arrière d'un pick up.
  

6 commentaires:

  1. Magnifique dépaysement, un de plus, merci !
    Je ne connaissais pas la spaghetti blouse :))
    Le sculpteur, tu l'as pris avec ton Polaroïd ? Tu l'utilises beaucoup ?
    Les gravures (les premières dorées et celles des grottes), elles sont sculptées à même la roche ou bien ce sont des éléments collés ?

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    1. Mais de rien !
      Je n'utilise plus le polaroid, pas assez d'occasions... Et du poids dans mon sac, donc j'ai fini par le revendre à quelqu'un qui s'en servira bien plus !
      Les gravures sont a même la roche, les premières avec juste l'or ajouté.

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  2. Vraiment très spéciales les décorations de ces grottes.

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  3. La photo du Birman qui travaille sur la statue est très belle !
    Et le reste de l'article me confirme qu'il faut que j'aille faire un tour dans ce pays...

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    1. Merci :)
      Et oui, c'est certain que la Birmanie te plaira !!

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