lundi 13 avril 2015

Malaisie : sur la route en accéléré.

Deux semaines déjà, et voilà, c'est fini.
Deux semaines de silence ici, de messages rapides par là.
Deux semaines de voyage éclair avec deux amis déjà repartis.
Deux semaines où écrire était la dernière des priorités pour profiter le plus possible d'un temps si court.


Il y a eu, évidement, beaucoup de mouvement, d'endroits vus, de choses vécues...
Et le mieux que je puisse en faire ne sera qu'un gros résumé.
Une histoire accélérée.


Lundi 30 mars.
À Penang, après le vipassana, avec Aurélie et Kévin on pose nos sacs dans une guesthouse de Love Lane street, la même que quand on est arrivés ici, presque un mois plus tôt. Un jour passe, et Morgane nous rejoint, un grand sourire sur le visage ; le sien, les notre aussi. Accueillir une amie proche après quatre mois de voyage... il n'y a pas de mot pour dire comme ça fait tellement plaisir. Après une nuit à Georgetown, on retourne ensemble à Batu Ferringhi ; on l'emmène dans des endroits qu'on connait, là où on se sent bien, là où la vie est belle.

Jeudi 2 avril.
On quitte Penang, à trois.
Aurélie décide de rester encore un peu après avoir fait une belle rencontre...
On lui dit à bientôt, on monte dans un bus, et on file vers les Cameron Highlands.
Un peu au hasard, on paie une excursion pas trop chère pour le lendemain, pour profiter au maximum du peu de temps qu'on a.


Vendredi 3 avril.
Au matin, ça commence par un levé de soleil magnifique sur les plantations de thé. Il fait à peine 20°C et, avec Kévin, on a froid pour la première fois depuis trois mois. On n'a même plus de chaussures puisqu'on les a renvoyées dans le dernier colis vers la France, pour alléger nos sacs ; j'ai mis des chaussettes dans mes sandales et Kévin s'est emmitouflé dans une couverture. Mais peu importe, le spectacle est magnifique...


Un peu plus loin, au sommet d'une montagne, on admire la vue sur toutes les autres.
La brume qui les recouvre, le soleil qui brille au dessus des nuages...


Puis il y a une ballade dans une forêt primaire aux arbres gigantesque entremêlés et recouverts de mousse, un petit déjeuner offert et la visite d'une plantation de thé. À 10h c'est déjà terminé, on est déposés devant notre guesthouse et on s'y repose, ensommeillés, avant de repartir se promener autour du village.

Samedi 4 avril.
Une longue journée de transport nous emmène sur les îles Perhentian, à l'est du pays. On n'a rien réservé à l'avance, évidement, et on commence seulement à s'inquiéter en réalisant que tout semble complet pour le week-end. Ou cher, bien trop cher... Mais au milieu de Coral Bay on trouve des tentes à 20RMB (5€) la nuit, il en reste juste deux, et c'est parfait. Le temps de poser les sacs, discuter avec les gens qui traînent sous la sala... et le soleil se couche en face de nous.


Joli spectacle, qui se poursuivra plus tard avec une éclipse de lune inattendue.
À observer allongés sur le sable encore chaud...
(La froideur des montagnes est déjà complètement oubliée.)


Dimanche 5 avril.
Après Koh Rong au Cambodge et Koh Tao en Thailande, nous voilà revenus avec Kévin sur une île paradisiaque. Les pieds dans le sable toute la journée, le rythme de vie à modifier pour ne rien faire quand le soleil cogne au zénith, les baignades à toute heure dans la mer transparente... on s'y réadapte vite.


Des deux îles Perhentian, on a choisi la plus petite : Kecil. L'autre est familiale, celle-ci est festive et ça nous inquiétait un tout petit peu... mais comparée à Koh Rong ou Koh Tao, vraiment, elle reste si agréable ! Sur Long Beach on trouve les bars où boire et danser, partout ailleurs il est presque impossible de trouver la moindre bière. Pas d'impression d'invasion, pas de tourisme de masse, si on veut faire la fête on sait où aller et si on a envie de calme il y a Coral Bay.

Et puis elle est petite.
Il y a de quoi se balader en longeant la côte, plein de sentiers au bord de la mer ou dans la jungle.
Il y a de quoi découvrir des plages désertes et profiter du paradis pour nous seuls.


Romantic Beach, Adam&Eve, D'Lagoon, Turtle beach...
Pendant une journée on parcourt les sentiers en s'arrêtant sur les plages.
L'eau cristalline invite à y plonger.

Des endroits plus ou moins préservés, plus ou moins dégradés par les passages trop nombreux.
(Parce que, oui, on a beau avoir une meilleure impression que sur les deux îles précédentes, le tourisme a ici aussi beaucoup abimé la nature. Les déchets s'éparpillent hors des plages principales, les coraux souffrent des sorties organisées en bateau... et quand on tombe sur un bout d'île peu visité, la différence est flagrante.)


Avec les masques et tubas loués pour la journée, on passe le temps à faire la planche sur le ventre pour admirer les poissons et coraux.


Un jour, puis deux...
Des soirées à jouer aux cartes, des repas au café d'à côté, des discussions sous la sala, de nouvelles plages à explorer...


Des sentiers à parcourir, plus ou moins aménagés, au soleil sur une colline, à l'ombre des grands arbres de la jungle, en évitant quelques obstacles, en sursautant du mouvement brusque de quelques lézards plus ou moins grand (jusqu'à plus d'un mètre) ou des singes dont on préfère s'éloigner bien vite.


Elle est belle, la vie ici.
(On oubliera les coups de soleil après des heures de snorkelling.)
(Et les araignées dans la tente.)
(Et les écorchures sur les coraux et les rochers.)
(Et la chaleur parfois étouffante de la mi-journée.)
...

Lundi 6 avril.
Pour le dernier jour, sur une petite plage déserte, on découvre un toit de branchage au dessus d'un espace aménagé comme une maison (il nous en faut peu). Des rochers comme table et chaises, des clous comme porte manteau, des coraux pour décorer...

Alors on s'y pose pour quelques heures lazy entrecoupées de baignades.


Puis il faut repartir.

Mardi 7 avril.
Le speed boat nous ramène sur le continent, et on reprend la route vers le sud.


À Kuala Besut, on nous a indiqué un endroit ou prendre le bus local : à coté du pont, à gauche en regardant vers le sud. Pas d'aubette où attendre, il suffira de faire signe au chauffeur quand il arrivera... On y croise deux français rencontrés sur l'île, un couple Malai plein de bon conseils, un chauffeur de taxi qui cherche à nous convaincre que le bus ne passera pas... Mais à 10h30 il est bien là, un vieux véhicule qui compense l'absence de climatisation en laissant les portes ouvertes.

Trois heures de somnolence plus tard, on arrive à Terengannu.
Encore une fois, pas d'hébergement réservé, juste une adresse notée sur un bout de papier. Et alors qu'on le regarde en se demandant dans quelle direction aller, un Malai nous demande si on a besoin d'aide et nous indique la route à prendre. C'est peut-être la seule guesthouse à un prix raisonnable de toute la ville : Ping Anchorage. Bon choix : les chambres y sont correctes, et surtout il y a un roof top avec terrasse qui semble abandonnée, alors on l'investit pour un apéro au soleil couchant.


Mercredi 8 avril.
On n'attendait pas grand chose de Terengannu, ville d'étape sur la route vers Kuala Lumpur. Tant mieux ! On se laisse surprendre par des ruelles colorées, un marché rempli de nourriture étrange et inconnue, un quartier chinois plein de street art...


Dans l'est du pays on ressent beaucoup la majorité musulmane. Presque aucune femme non voilée dans les rues, l'appel du muezzin qui résonne dans la ville, des regards fixes sur mes bras dénudés et tatoués... mais des sourires, des bonjour, la gentillesse Malaise qu'on a découverte à Penang est toujours là.


Vendredi 10 avril.
Après une dernière étape dans une sans vraiment d'intérêt (Kuantan), on prend un dernier bus pour la capitale. Kuala Lumpur... Débarqués en territoire inconnu (on ne sait même pas dans quel terminal de bus on est), on tombe à nouveau sur une personne bienveillante qui nous indique la route à suivre. Décidément, la Malaisie me plait beaucoup ; plus que ses paysages, c'est l'ambiance du pays qui me plait, la générosité des gens, leur état d'esprit.

Samedi 11 avril.
On va visiter les Batu Caves sans trop savoir à quoi s'attendre. 
Des voyageurs nous ont dit avoir été déçus, d'autres nous ont encouragés à y aller...


Et nous ? On aime.
Surtout la grotte en elle-même, impressionnante de gigantisme, aux parois chaotiques.


Pour le reste, il y a la ville.
Des balades, au hasard.
Les tours Petronas, un parc de jungle, les rues pleines de voitures mais bien plus aérés que celles de Bangkok, bien plus agréables (autant que peut l'être une capitale), de la nourriture indienne, un irish pub pour se faire plaisir le dernier soir...

Dimanche 12 avril.
Déjà, le moment est arrivé de se dire au revoir.
À bientôt, à tout d'suite, à on ne sait pas quand...
Je n'aime pas regarder les gens partir et ai tourné les talons avant qu'ils montent dans le bus.

Lundi 13 avril.
C'est comme si une nouvelle page s'était tournée.
Deux mois de voyage avec Kévin se sont terminés en un éclair.
À peine le temps de réaliser leur absence, à peine le temps de me retrouver seule pour la première fois depuis quatre mois... Et le voyage reprend son court, la vie continue, j'ai retrouvé à Kuala Lumpur un français croisé à Penang et Aurélie me rejoint dans quelques heures.

Pour la suite, rien n'est fixé.
Pas de plans, pas d'itinéraire, rien ne sert de prendre des décisions trop à l'avance.
Tout peut changer si vite...

5 commentaires:

  1. Très bien résumé! Bonne suite du voyage ma gwenouille

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    1. Sympa de te retrouver en photos Morgane :))

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    2. Merci...
      Pour ce commentaire, et surtout pour ta venue ici.
      Un grand plaisir de t"avoir retrouvée à l'autre bout du monde.

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  2. Magnifique... paysages enchanteurs... invitation à la paresse...

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