mardi 21 avril 2015

Malaisie : Kuala Lumpur, et repartir en marche arrière...

Kuala Lumpur...

D'abord un week-end, puis Aurélie m'y a rejointe et les journées se sont multipliées.

On s'est trouvé un « chez nous » dans le quartier chinois, à l'Oasis Guesthouse. Les petites chambres sans fenêtres et la décoration vieillissante auraient pu nous faire fuir, mais les voyageurs croisés ici ont donné à l'endroit une atmosphère chaleureuse qui nous a poussé à rester. Jour après jour, on payait pour une nouvelle nuit. Soir après soir, on partageait des bières sur le rooftop (toit-terrasse).
  
On a laissé le temps filer sans trop se presser...


On s'est promenées dans les rues d'une capitale pas si désagréable (pour une grande ville), aérée et verdoyante, on a parcouru les innombrables étages de gigantesques mall (centre commerciaux) pour trouver des magasins de sport/outdoor, en quête d'un sac (pour Aurélie) et d'une paire de chaussures (pour moi), on a beaucoup mangé indien, avec une préférence pour les thosai et chapatis plutôt que les naans (mais toujours avec du dhaal), on a jonglé un peu, sur le toit et dans un parc, Aurélie s'entraînant toujours aux massues et moi me remettant aux bolas, on a eu de nouvelles preuves de la générosité des Malais, toujours prêt à aider, on a couru entre les averses, observant les orages sous l'abri de la terrasse, et puis… on a passé du temps à penser à la suite.


Aujourd'hui, toujours à Kuala Lumpur, on est sur le départ.

On remonte toutes les deux vers le nord...
Mais nos chemins vont à nouveau se séparer.

L'une va s'arrêter au nord de la Malaysie pour un volontariat sur l'île de Langkawi.
L'autre va traverser la Thaïlande pour rejoindre la Birmanie.


La route vers la Nouvelle-Zélande est décidément pleine de détours...  

Est-ce qu'il faut encore une preuve que rien n'est figé, tout peut changer ?

Est-ce qu'il faut une autre explication que... pourquoi pas ?


C'est comme ça que le voyage est beau !

Ne pas prévoir d'itinéraire à l'avance, mais y rêver. Se laisser la possibilité de changer d'avis en cours de route, de faire des détours... quitte à revenir au point de départ, plus tard. En voyageant à deux, faire des compromis sans pour autant s'empêcher de suivre ses envies ; et si elles diffèrent, se séparer parfois, pour mieux se retrouver après.


Avant de partir, je ne connaissais presque rien de la Birmanie. Aurélie avait envie d'y aller mais on pensait que c'était impossible sans prendre l'avion et, puisqu'on avait décidé de voyager sans voler, on a mis de côté ce pays. Arrivées en Thaïlande, on s'est rendues compte qu'on pouvait passer par la terre ; j'ai commencé à m'y intéresser, on a eu très envie d'essayer... mais à Chiang Mai on n'a pas trouvé de possibilité de faire un visa, alors on a laissé tombé pour ne pas faire un aller-retour à Bangkok. J'ai rangé l'idée dans un coin de ma tête, me disant "un jour peut-être, plus tard...". Et puis à Kuala Lumpur, j'ai recroisé Roland, un français rencontré à Penang, qui était sur le point d'aller en Birmanie. Et j'ai commencé à y repenser.  Et je me suis demandé pourquoi pas ? Et je n'ai pas trouvé de réponse.

(C'est idiot de revenir en arrière ?
Mais on ne cesse de me répéter que ce pays est à voir maintenant, avant d'être trop envahi.)

(C'est loin, alors qu'on était si proches...
Oui mais c'est faisable en trois jours sans avion.
Et pour pas plus cher.)

(Et plus j'y pense, plus ça me plait.)

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