mardi 17 mars 2015

Malaisie : un autre bout de Penang.

Il y a à peine deux semaines, avec Kévin, on était las de notre façon de voyager trop touristique. Il y a tout juste sept jours, avec Aurélie, on quittait un volontariat sans aucune idée pour la suite et sans motivation pour quoi que ce soit, désabusées. Alors on a arrêté de réfléchir, on s'est laissées porter par le courant, on s'est contentées de vivre en suivant nos envies, au présent, sans penser plus loin...


Et ça a été parfait.

Un enchaînement de décisions prises au hasard.
Une succession d'évènements indépendants qui, combinés, ont formés de grands sourires.

Arriver à Georgetown à trois, chercher une guesthouse, en trouver une pas chère mais en choisir une à 1€ de plus juste parce qu'on y a un meilleur feeling. Aller faire un volontariat, y rester une nuit, et en partir avec Aurélie parce qu'on n'y est pas à l'aise. S'arrêter au village d'à côté en suivant un conseil, un peu par défaut, et y rester quatre nuits juste parce qu'on y est bien. Puis retourner à Georgetown,  trouver une guesthouse pas trop chère, mais retourner à celle d'avant juste parce que, à nouveau, on s'y sent mieux (et parce qu'on n'a pas envie de chercher plus loin). Y croiser deux français sympas, voyageurs solo qui viennent de se rencontrer, aller manger ensemble, puis croiser dans la rue un Malai intrigué par le didgeridoo de Gérald, qui fini par nous inviter à boire une bière avec sa femme. Boire des bières, discuter, passer un bon moment... et se donner rendez-vous le lendemain. 


Changer de guesthouse, prendre une chambre pas chère avec les deux français, au prix d'un dortoir. Laisser filer le temps. Retrouver le couple Malai, les accompagner pour du busking (spectacle de rue avec rémunération au chapeau), admirer Nita jongler avec le feu, et puis aller boire des bières encore, tous ensemble, et se donner à nouveau rendez-vous le jour suivant. 


Dire au revoir à Gérald qui poursuit sa route et, avec Aurélie et Roland, retrouver Ali et Nita qui viennent nous chercher au pied de la guesthouse. Les suivre dans un restaurant indien pas cher, puis chez eux, y rencontrer leur famille et leurs animaux. Se retrouver avec un serpent de 15kg autour du cou, observer d'un peu plus loin un cobra qui peut tuer en cinq minutes... 


Discuter, échanger, apprendre, jongler un peu dans la salle d'entraînement, et repartir pour le busking après s'être faits inviter à dîner. Admirer encore, et même d'avantage que la veille puisque mon appareil photo n'a plus de batterie et que mes yeux ne sont donc pas fixés au viseur. Et puis retourner boire des bières, passer une soirée encore meilleure, rentrer à 2h pour la troisième fois de suite. Le lendemain, récupérer Kévin qui a passé une très bonne semaine au volontariat. Et laisser filer le temps, encore.

Serendipity : "heureux hasard", "bonheur fortuit"

[...]

À court de mots, à court de photos, à court de temps.

Demain on s'en va tous les trois, avec Aurélie et Kévin, pour dix jours de méditation vipassana.
Dix jours de silence...
Et après ?
Inutile de prédire quoique ce soit...

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