dimanche 1 mars 2015

Cambodge - Thailande... Interlude de transition

Après deux semaines de road trip - autostop - camping plus ou moins sauvage - vie sur la route en mouvement presque constant - marche plus ou moins intensive - nourriture pas chère avec semoule/porridge (qui gonflent sans avoir besoin d'un réchaud, l'eau à température étant suffisamment chaude...) - alternance irrégulière de repas pauvres et d'assiettes énormes... Après deux semaines d'un rythme de vie un peu chaotique, donc, mon ventre a déclaré son mécontentement. On était déjà presque sur la fin du temps prévu pour le Cambodge, mais on a décidé de laisser tomber les derniers jours et filer en Thaïlande ; parce que s'il me fallait voir un médecin, je préférais de loin ce pays-là.


Deux petits jours à Sihanoukville, à ne quasiment rien faire d'autre qu'attendre que la douleur passe, et on est partis.

Jusqu'à Koh Kong en bus, facile.
Petite tentative d'arnaque à la frontière, où on nous demande de payer pour sortir du pays, sans explications ; en insistant un peu on comprend que c'est simplement pour que nos passeports passent avant les autres... On dit non merci, on préfère attendre, on rit jaune tellement on s'y attendait.
30 nouveaux jours tamponnés pour la Thailande.
Un interminable trajet de bus jusque Pattaya, choisie un peu au hasard juste parce qu'elle est grande.
Arrivés à 23h, on découvre une ville qu'on aurait bien du mal à apprécier.
Inutile de perdre du temps, je file à l'hôpital dès le lendemain. Après avoir constaté que le système de soins en Thailande est effectivement très bon, j’apprends que je n'ai ni parasite ni maladie, seulement un estomac fragile et fatigué, et repars en moins de deux heures avec des médicaments qui m'auront coûté deux fois plus cher que la consultation.


Le jour suivant on s'en va aussi vite qu'on peut, loin du tourisme sexuel qui règne à Pattaya.

Un train jusque Bangkok pour moins d'un euros.
Un peu d'attente...
Un train de nuit jusque Chumphon.
Un bateau de trois heures pour Koh Tao.

[...]
Et on s'arrête.


Si on nous demande ce qu'on a pensé du Cambodge, on ne sait pas quoi pas répondre. L'appréciation d'un pays dépend beaucoup de l'expérience personnelle qui y a été vécue, de la façon de voyager, des circonstances, des détails... C'est un beau pays. Mais il nous a fatigués par ses sollicitations constantes, ce sentiment de n'être qu'un porte feuille ambulant, et la difficulté pour sortir de ce schéma.
On en a un peu marre d'être des touristes. 

On est un peu fatigués de cette façon de voyager.
Ça manque d'intérêt, de sens...

Pour Kévin, ça se traduit en envie de rentrer.
Pour moi, rien de très défini, mais un besoin d'autre chose.

Alors on s'est arrêtés sur une île paradisiaque pour y penser.
(Quitte à être encore des touristes...)
Et le changement se dessine petit à petit.

2 commentaires:

  1. Ah Pattaya: c'est l'horreur intégrale. Je comprends ton dégoût.

    Quant à l'impression d'être un portefeuille sur pattes: faut bien dire que la plupart des gens qui vont là bas y vont justement pour dépenser et non pour connaître les habitants qu'ils regardent de haut! Triste mentalité.

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    1. Malheureusement, oui, si la majorité des "touristes" se comporte comme ça, on peut comprendre l'attitude des habitants qui ne cherchent pas d'autre contact et ne veulent rien d'autre que prendre notre argent...

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