dimanche 22 février 2015

Cambodge : sur l'eau et sur les rails.

À Kampot... on reste deux nuits de plus que prévu, les tentes plantées entre les bungalows de la guesthouse (en accord avec les propriétaires évidement!) pour économiser le prix d'une chambre (et parce qu'une nuit de confort nous a suffit). Le troisième jour, on part en excursion vers Bokor Hill: un ancien parc national vendu par le gouvernement à une compagnie russe, lieu d'histoire coloniale et sanglante, sur le point de devenir un immense complexe hôtelier. […] Tristement intéressant.

En fin d'après-midi, on change d'ambiance en montant sur un petit bateau qui nous emmène au fil de la rivière jusqu'au coucher du soleil.


On voit la ville [vie ?] différemment, depuis l'eau.

Les villages, les pêcheurs, les longtail boats, les maisons sur pilotis...
Les saluts de loin, les autres bateaux croisés...


Reposant, apaisant…

Un coucher de soleil qui s'éternise, des discutions avec les autres passagers.
Et puis on rentre, dans le silence.


Après ça il est temps de repartir.
On ne tient plus en place, impatients de reprendre la route.
Surtout qu'on a choisi un chemin un peu particulier…


J'ai oublié comment l'idée est apparue, mais à un moment on est tombés d'accord sur le fait que ça serait chouette de suivre la voie de chemin de fer pendant quelques temps… Elle est en court de rénovation, uniquement utilisée pour les transports de marchandise ; et on a bien observé, à Kampot, il n'y a de passages de trains que la nuit (ce qui nous laisse un sentiment mitigé : contents de ne pas devoir tendre l'oreille constamment, mais déçus d'avoir peu d'occasion d'essayer de faire du train-stop…).

Au matin du quatrième jour, donc, on remet les sacs sur le dos.
Et on se dirige avec entrain vers les rails...


Toute une journée, comme ça.
Des petites pauses ombragées, une de plusieurs heures quand le soleil cogne tout ce qu'il peut.

Des "hello" encore, des signes de la main, des regards curieux de ceux qui se demandent probablement ce que deux touristes font à marcher là, et un moment génial de discussion par signes et mimes avec une grand-mère aux yeux pétillants et au sourire étonné.

Le soir, on s'arrête au milieu des champs.
Et on a la plus belle vue de tous nos précédents campements.


Le lendemain on reprend la marche, à peine une heure...
Puis on en a marre, alors on rejoint la route.
A peine 15 minutes plus tard, un minivan s'arrête : "Where are you going ?"... On répond "Sihanoukville", en précisant qu'on ne veut pas payer ; le conducteur est surpris, ne comprend pas, on dit tant pis, on recommence à marcher... Et le minivan revient à notre hauteur, le chauffeur dit "ok, come in", et la route défile.

Là-bas, après une mauvaise première impression de la ville, on échoue à Otres Beach sans trop d'idée pour la suite. On passe devant une guesthouse dont l'ambiance nous attire, on rentre, on interroge le patron sur la possibilité de poser une tente dans son jardin ; et il dit oui, un grand oui plein de générosité, sans qu'on ait rien à payer, il demande juste qu'on boive un verre à son bar ! Alors on pose les sacs, on va voir le soleil se coucher sur la plage, on revient et on trinque à tous ces gens désintéressés grâce à qui le voyage est si beau.


Pour la suite, on prendra un bateau.
Et on ira voir si la vie sur Koh Rong est si paradisiaque...
   

2 commentaires:

  1. J'comprends pas... mon comm. d'hier n'apparaît pas !
    Pas grave puisqu'il y a déjà le suite aujourd'hui... le suspense fut court !
    Paysages moins désolés (paraît qu'il y a beaucoup de déforestation ?!) et plus beaux au fil de l'eau...
    Sympa les gamins qui vous saluent et ces rencontres chaleureuses...
    Super de vous accompagner tous les deux !

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    1. Pour la déforestation en particulier je peux pas dire, mais ce que je sais c'est que le gouvernement vend beaucoup de terrain à des étrangers (russes, chinois...) qui veulent y construire des complexes hotelliers / touristiques, et donc détruisent beaucoup la nature. Comme à Bokor Hill dont je parlais au début, où pour le coup il va falloir beaucoup de déforestation pour construire leur projet !

      Mais sinon, sur l'eau comme sur la terre, les rencontres font plaisir depuis qu'on a arrêté de prendre des bus :)

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