mercredi 11 février 2015

Cambodge : Angkor.

4h45, le réveil n'a pas sonné mais l'horloge interne de Kévin le réveille, on se lève dans la pénombre et la fraîcheur de notre chambre en bambou. 

5h30, on part sur les vélos loués pour un dollar, on traverse la nuit vers le nord sans plus de lumières que celles de la lune et des lampadaires éparpillés.

On arrive à Angkor sans savoir exactement où aller...
Le soleil se lève, déjà !
Une route à droite, un petit chemin à gauche...
Et voilà Angkor Wat devant nous.


On est arrivés par l'est, à l'opposé de l'entrée principale ; La foule n'a pas encore envahi le temple et tout est calme sous les rayons dorés du soleil.


Sans trop savoir à quoi s'attendre avant de venir, sans s'être vraiment renseignés sur l'endroit, on découvre et on admire. 


D'en haut...


Et puis d'en bas...

  
De l'autre côté, l'entrée principale est envahie.
Pleine de monde, pleine de bruit...


Alors demi tour, on récupère les vélos et on repart.


Pas envie de suivre la file continue de véhicule vers le prochain temple... Il y a un petit chemin à gauche qui s'enfonce dans la nature ; on n'hésite pas. Boussole à portée de main, on tente de rejoindre l'entrée ouest mais les pistes sablonneuses se croisent sans nous guider vers le bon point cardinal. Pas envie de faire demi-tour... On essaie, on se perd ; mais on sait qu'on est pas bien loin, il suffit de trouver le bon chemin. Et puis on traverse un paysage magnifique, même si dépourvu de vieilles pierres ; le détour est plutôt agréable.


Finalement, en traversant un petit village des dames nous indiquent d'un air amusé la direction à suivre ; et nous voilà revenus à l'entrée principale d'Angkor Thom. Plus d'autre choix que de se faufiler entre les voitures et les tuk-tuks.

Devant le temple central, on n'a pas envie de s’attarder.
Trop de monde...


Et même des éléphants, menés par un pic enfoncé dans la nuque.
Est qu'il faut rappeler pourquoi ils ont l'air si tristes ?


La matinée est déjà bien entamée, la chaleur s'intensifie...
On roule au bord de la route goudronnée, doublés par les visiteurs motorisés.
De temps en temps, on s'arrête pour explorer.
 

Vers 11h, on achète une noix de coco pour reprendre des forces. Attablés à côté du stand, on est vite entourés par des gamines d'à peine dix ans, ou même moins, qui veulent nous vendre des cartes postales ou des magnets. On refuse gentiment, on discute un peu, elles essaient de nous convaincre de leur acheter quelque chose ; parce qu'on est des touristes on a forcément de l'argent, difficile d'expliquer que ce n'est pas si simple... Kévin leur propose une chanson, un dessin, un peu de sa noix de coco ; mais non, ça ne les intéresse pas. Elles sourient, elles rient, et partent voir d'autres touristes.
  

Les heures les plus chaudes de la journée arrivent, il est temps de rentrer.
Le soleil cogne...

Quand des singes se montrent au bord de la route, on en profite pour faire une pause.

  
Une dernière ligne droite (littéralement) sous le soleil, puis la ville dans une circulation dense mais étrangement fluide (personne ne s'arrête, même aux feux, tout le monde ouvre les yeux et contourne, évite, ralentit, attend...), et on rend les vélos à 14h. Fatigués, mais contents. On n'aurait pas pu envisager meilleur moyen de découvrir Angkor qu'à vélo.
  

4 commentaires:

  1. Bien inspirée d'allumer l'ordi aussi tôt... beau récit... j'ai juste fait une pause pour admirer le beau renard qui chasse dans le champ, mais ici, dehors... glagla !

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    1. Aaaah parfois j'aimerais un peu de froid, surtout quand on marche aux heures les plus chaudes (c'est à dire plus de 30°C... je m'arrête de compter après) !

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  2. Originale cette façon de découvrir les beautés d'Angkor.
    Merci pour ces photos et merci aussi de nous épargner le regard des malheureux éléphants.

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