jeudi 29 janvier 2015

Thailande : comme un second départ.

Chiang Mai, toujours.
Douze jours... pour rien ?
(Pas tout à fait.)

On s'est posées, reposées, ressourcées, on a chargé les batteries, on a pris le temps de ne rien faire, on a été voir un peu de nature, des éléphants, et puis... je me suis fait tatouer au bambou comme pour marquer sur ma peau ce moment, cette étape, une transition. (Ou alors ce n'est qu'une excuse ?)


C'était presque un coup de tête, j'aurais pu entrer dans le premier salon croisé et me faire encrer dans la minute, facile, il y en a partout ! Là ils me disaient 1500 baths et une demi heure (pas cher, rapide). Oui, mais... deux secondes de réflexion ont suffit, j'ai préféré aller à un endroit dont j'ai pu lire du bien ;  ils m'ont dit 3500 baths et une heure et demie (plus cher, plus long...). Cinq secondes de réflexion ont suffit, deux heures plus tard j'étais installée sur le fauteuil. 

Pendant une heure et demie, ensuite... du silence.
Du calme, de la quiétude...


C'était d'abord l'idée d'une technique traditionnelle qui m'attirait. J'avais un peu hésité après avoir lu beaucoup de témoignages disant que ça ne tenait pas aussi bien, que la qualité était moins bonne, que le dessin se floutait avec le temps... En fait ça dépend juste du tatoueur. Et de la bonne volonté des tatoués. Si la technique est maîtrisée et si les soins sont bien faits (et si on se retient d'aller à la plage pendant un moment, si on se protège du soleil...), le tatouage sera aussi beau qu'à la machine (voire même plus ?).

On m'avait aussi dit que ça faisait très mal... Alors ça, évidement chacun peut réagir différemment, mais le tatouage au bambou m'est apparu bien plus doux que celui à la machine. Les aiguilles piquent et ne griffent pas, c'est bien moins agressif pour la peau... et pour moi, ça a été bien moins douloureux (mais il faut préciser que je n'ai fait qu'une petite pièce sans trop de remplissage).

Et rien que pour l'opportunité de voir l'artiste encrer la peau de cette façon, la maîtrise et la précision dont il fait preuve... C'est vraiment beau et impressionnant ! Plus aucun doute aujourd'hui, je recommande l'expérience sans hésiter (chez une bon tatoueur) (en prenant soin du tattoo après) (et je ne parle même pas des vérifications de base, de s'assurer que les aiguilles sont stériles, que l'endroit est propre, etc...).

Pour une bonne adresse à Chiang Mai, si jamais ça peut servir : "The best tattoo".

Et puis, après ça...
Les jours suivants se sont beaucoup trop étirés.

Le problème matériel d'Aurélie n'a pas pu être résolu, ça a trop trainé, on ne tient plus en place. Il est plus que temps de repartir. On est restées dans la même guesthouse depuis trop longtemps, la routine s'est établie jusqu'à l'enracinement, on a pris nos marques, on est bien ici, on connait le quartier, on a presque nos habitudes dans certains restaurants, on vit un quotidien bien trop répétitif et si commun qu'il nous coupe toute envie. Même les restaurants et la street food ne sont plus si appétissants... des salades, des fruit shakes, du pad thai, des trucs aux cacahuètes, des spring rolls, des trucs frais, des plats végétariens, des ice coffee, des bananes, de la papaye, de l'ananas, du curry, des sauces aigres douces, du lait de coco, des fleurs de banane, des trucs frits, du tofu, du curry, des légumes, tout ça, tout ce qui nous avait manqué et bien plus encore... Et même pas cher... 

Mais...
Un trop plein.


Oui, il est grand temps de repartir.
Et se déconnecter.

Où ?
Aucune idée.
(Tant mieux.)

Le seul objectif aujourd'hui est d'aller retrouver Kévin, arrivé en Thaïlande depuis plusieurs semaines déjà. Puis prendre le temps de décider à trois la route à suivre.

Et après ? Après... c'est trop loin.
On verra bien.
On est toujours sur la route de la Nouvelle-Zélande...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire