lundi 26 janvier 2015

Thailande : Chiang Mai

Plus d'une semaine qu'on est là.
Coincées dans la capitale du nord de la Thaïlande...
Petit soucis matériel : Aurélie devait faire réparer sa tablette, tombée au Laos ; ça prend du temps. Mais c'est pas si grave... on a passé les premiers jours à laisser filer le temps, faire une vraie pause après un mois et demi de route, réfléchir à la suite, passer du temps seules, vivre à notre rythme, se poser beaucoup de questions, hésiter chacune entre plusieurs routes, parler, trouver des compromis, et chercher de nouvelles routes.

Il y a eu beaucoup de cafés au hasard des détours dans la vieille ville.
Juste pour s'asseoir à une terrasse et regarder les gens passer, laisser les pensées vagabonder.

café Vietnamien : filtré en cinq minutes sur un fond de lait concentré sucré...

Chiang Mai est agréable à vivre.
C'est pas vraiment définissable, juste l'air ambiant et le nombre de cafés au kilomètre carré, peut-être... C'est une ville touristique, mais il y semble naturel de croiser autant d'étrangers. C'est pas comme à Luang Prabang, où ça paraissait terriblement forcé. Ici, marcher au hasard dans les rues de la vieille ville me donne le sourire ; et je sais pas pourquoi.

(Peu importe.)

Quand même au bout d'un moment on tourne en rond.
Chiang Mai est agréable à vivre, pas tellement à visiter ; on en a vite fait le tour.
Alors on part chercher un peu de calme, pas bien loin...

Une heure de train (même pas 1€), on descend à Khun Tan, il fait nuit et on ne sait pas où aller. Il y a un parc national ici, qu'on a choisi parce que peu touristique (du coup on est les seules à y aller, surtout que, donc, on a pris le dernier train et il fait nuit...). Il doit y avoir un sentier vers l'entrée du parc, mais où ? On demande la route à un employé de la gare, ça le fait beaucoup rire, il propose de nous louer des motos (mais là, de nuit, avec les gros sacs... non merci), demande si on a des tentes et de la lumière (oui), prend sa lampe torche et nous conduit à l'entrée du sentier (en échangeant, au passage, trois mots avec les conducteurs de notre train qui n'est pas encore reparti, lesquels nous disent qu'on ferait mieux d'y remonter jusqu'à la prochaine ville). Et on s'enfonce entre les arbres. 50 minutes plus tard, essoufflées et transpirantes d'avoir grimpé sur à peine plus d'un kilomètre une route qui paraissait interminable sans autre lumière que ma lampe frontale et un téléphone (et les étoiles), on arrive au Doi Khun Tan National Park. Il faut juste payer 100 baths pour entrer, 30 pour camper, on se fait accompagner jusqu'au terrain et c'est bon, on peut souffler.


C'est la première fois qu'on sort les tentes depuis le début du voyage (forcément, à travers l'hiver en Sibérie c'était pas l'idéal) ; et ça fait tellement de bien ! Boire une bière sous les étoiles, dormir chacune chez soi (oui, il nous en faut peu), se lever au chant du coq, avec les premiers rayons de soleil qui nous réchauffent et sèchent la rosée sur les toiles de tentes, sortir le réchaud pour se faire un café... (Oui, oui, il en faut vraiment peu.)

On passe la journée à marcher dans ce parc qui n'a rien d'exceptionnel, mais puisqu'on voulait juste sortir de la ville et de la foule il est parfait.


Trois autres visiteurs croisés, pas plus.
Un chien qui nous suit nous guide du début à la fin.
Le seul bruit de nos pas sur les feuilles mortes.
Et celui des écorces de bambou qui tombent parfois.
Et celui des oiseaux (et d'autres animaux inconnus).
Des brindilles qui s'accrochent et m'écorchent les pieds.
Un peu d'effort, des muscles qui n'ont pas travaillé depuis trop longtemps.
18 kilomètres dans la nature, avec un sommet à 1373m.
Et une jolie vue à 360° comme récompense.


Pour repartir, on est les seules à monter dans le train vers Chiang Mai (en troisième classe cette fois, pour même pas 50 centimes). Il est plein de voyageurs, en route depuis Bangkok pour certains, qui viennent découvrir le nord de la Thailande. Moi, à côté, j'ai presque l'impression de rentrer à la maison après un week-end en campagne.

On retourne à la même guesthouse, on repose les sacs, et on recommence à laisser filer le temps. 
Ou presque : on a prévu une journée pour aller voir des éléphants...

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