lundi 19 janvier 2015

À travers la Chine (4).

Un train couchette de Yibin (après la bamboo sea), jusque Kunming. 
Une nuit.

Et en arrivant... c'est l'été ici ?
Cinq minutes de marche hors de la gare... il faut qu'on s'arrête, enlever les manteaux, se déshabiller, souffler. Respirer. Ça sent bon le soleil, la chaleur... On comprend pourquoi Kunming est appelée la ville du printemps éternel.


Trois jours.

Beaucoup de marche (en sandales).

Du temps passé avec notre hôte couchsurfing, un français expatrié ; on en apprend beaucoup avec lui, il a ce même regard étranger que nous sur le pays et voit des choses qui paraissent banales aux chinois rencontrés avant.

Du temps pour penser à la suite.

Des moments calmes.


Et on repart.

Un bus plutôt luxueux jusque Jinghong, bien qu'on ait choisi le moins cher ; on est tout à l'avant, à l'étage, avec la route qui défile sous nos yeux et plus de place qu'il n'en faut pour nos jambes, sur des sièges inclinables avec reposes-pieds. Neuf heures de trajet. Des montagnes, des tunnels, des rizières, des arbres partout, de la forêt ou même de la jungle ? Beaucoup de soleil, un peu de sommeil...

À Jinghong, on se fait surprendre par des averses qui ont des airs de mousson. C'est pas la période pourtant... On ne voit pas grand chose de la ville, mais on passe beaucoup de temps au Mékong café, où on rencontre quelques français, voyageurs, résidents temporaires ou permanents, et même le patron du café. On envoie nos affaires d'hiver par la poste, 7kg de moins sur nos dos ça nous rend heureuses.

Et puis on repart, encore.

Un petit bus, dont les fenêtres laissent passer l'air. 
On est peu nombreux, et peut-être la moitié de touristes. 
On s'apprête à quitter la Chine...


La traversée de la frontière ressemble à une blague.
Le bus s'arrête, le conducteur nous fait signe de descendre et de rentrer dans le bâtiment juste à côté, on n'a pas vu de barrière, ni aucun contrôle, on a du mal à croire que ça puisse être la frontière... mais pourtant si, il faut présenter les passeports et rendre les cartes d'immigration à l'administration chinoise, avant de remonter dans le bus pour quelques mètres. Au poste Lao, on fait le visa "on arrival" : il suffit d'une photo d'identité et d'une trentaine d'euros (on a payé en yuans) ; on aurait pu écrire n'importe quoi sur les papiers à remplir, ils n'y ont même pas jeté un œil.

On a quitté la Chine.
   

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