mercredi 14 janvier 2015

À travers la Chine (2).

En montant dans le train couchette à Hohhot, la première impression qui (me) saute aux yeux, c'est que ça a l'air bien mieux organisé que le transsibérien. On est toujours en troisième classe, appelée ici "hard sleeper"... littéralement des couchettes dures, qui en fait ne le sont pas tant que ça (en tout cas pas plus que celles du train russe). Pas de portes entre les compartiments, mais les lits sont sur trois étages et, le long du couloir, des sièges pliants et des petites tablettes permettent de s'asseoir sans s'inviter sur les lits des autres. Au dessus, les rails à bagages sont pris d'assaut avant qu'on n'ait pu y mettre nos sacs ; tant pis, il y a de la place sous les couchettes et ça nous permettra d'avoir facilement accès à nos affaires. Vite installées, le train démarre et on s'y sent plutôt bien ; tant mieux puisqu'on doit y passer une trentaine d'heures...
  

Une journée complète et deux nuits sur les rails.

On se rend compte que les draps ne sont pas changés quand un passager descend, avant qu'un autre prenne sa place. Les toilettes à la turque (évidement) sont rapidement sales. Il y a trois lavabos au bout de chaque compartiment et un réservoir d'eau bouillante en libre service, des chariots de vente ambulante passent inlassablement, annoncés par les voix plus ou moins criardes de ceux qui les poussent, les portes entre les wagons sont laissées ouvertes pour toutes ces allées et venues, et c'est aussi l'espace fumeur, là, entre les wagons, sans aucune aération. C'est bien plus difficile de communiquer avec les rares passagers qui le veulent bien, que ça l'était en Russie ; on est toujours dévisagées, personne ne parle deux mots d'anglais, et le guide de conversation n'est pas d'une grande aide. De 22h à 7h les lumières sont éteintes ; de toute façon on n'a rien d'autre à faire que dormir, on a pris le rythme, on se laisse bercer par le train.

Quelques 2000km plus au sud, on descend au levé du jour à Chengdu, Sichuan.
On prend le métro en s'étonnant que ce soit si facile (tout est traduit en anglais ici !), on pose les sacs à l'auberge qu'on avait réservée avant de se diriger vers un quartier tibétain ; les rues sont pleines d'arbres et de chants d'oiseaux, il ne fait pas tellement froid... ça ressemble au printemps, ça fait du bien d'être là ! On croise beaucoup de moines bouddhistes, on arrive au temple Wuhou, (on paie pour pouvoir entrer,) et on se promène entre les bâtiments, dans le parc, c'est reposant, on oublierait presque qu'il y a la ville tout autour.


Pour le reste, on a beaucoup marché dans la ville (grande, pleine de boulevards énormes, beaucoup de circulation, de lumières, d'écran, de pubs, etc.). Le soir du 31 décembre, on a fêté le nouvel an avec des jeunes chinois de l'auberge : barbecue, bières de chez eux, une bouteille de vin rouge français offerte par les épiciers d'en face... et beaucoup de rires, là encore on est heureuse de trouver des anglophones avec qui parler, échanger, partager. C'est ça qui donne du sens au voyage, pas les endroits visités !


Le jour suivant on va prendre des billets de bus ; même si la guichetière ne parle pas anglais on arrive à se faire comprendre, finalement c'est pas si compliqué...

Il y a une nuit de plus, et on repart.
On va chercher un peu de nature, encore plus au sud...
   

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