samedi 6 décembre 2014

Départ imminent.

Le décompte est sur le point de s'arrêter.
On s'apprête à (re)partir.

Déjà ?
Enfin ?


Il traîne depuis longtemps, ce départ-là.
Il a été repoussé, adapté, modifié, allongé...


En 2012, je rentrais d'Islande avec une idée fixe : aller en Nouvelle-Zélande avec un PVT. J'en ai parlé autour de moi, Aurélie et Philippe ont décidé de me suivre, le départ a été fixé pour septembre 2013.

En janvier 2013, un court voyage sur un coup de tête a mis à mal mes économies.
Un autre ami avait bien envie de partir aussi en Nouvelle-Zélande, mais pas tout de suite, seulement si on attendait un an. Avec Philippe on a décidé d'attendre, et Aurélie s'est dit qu'elle partirait ailleurs.

En septembre 2013, j'emménageais temporairement dans une maison, en colocation avec des amis.
L'Océanie devait attendre, mais je voulais partir quand même et préparais un hiver au nord.

À la fin de l'année, j'étais en Finlande avec Nolwenn. Ma chambre était devenue celle de quelqu'un d'autre, mais j'avais laissé quelques affaires dans le garage en sachant que j'y reviendrais.

Début 2014, j'ai occupé un bout du salon de la maison pendant un mois, j'y parlais Nouvelle-Zélande avec Philippe et Kévin. 

En février, je partais en Norvège sans date de retour.

Quatre mois plus tard, Kévin était toujours aussi emballé par le futur voyage ; Philippe avait désormais d'autres priorités. 

Fin juin, je suis repartie en Suède avec Morgane. Deux semaines tout juste. 
Puis j'ai posé mon sac pour l'été, toujours dans cette même maison pleine d'amis. J'y étais si bien, après tout ce mouvement, que je ne voulais pas penser à repartir. Kévin, en revanche, ne tenait plus en place ; il a décidé d'avancer doucement, vaguement en direction de la Nouvelle-Zélande, en restant en Europe avant que je le rejoigne.

Fin juillet, je réalisais que j'avais déjà envie de repartir.
Aurélie m'a parlé d'aller travailler en Australie, avec un contact sur place, et on a décidé d'y aller ensemble : moi avant la Nouvelle-Zélande, elle avant l'Amérique du Sud.

En septembre, Kévin est parti ; sans intention de travailler en Australie, mais sans objection pour y passer. On ne savait pas du tout, à ce moment là, où et quand on se retrouverait. J'ai commencé à dessiner un itinéraire. Aurélie l'a approuvé, malgré la traversée de la Sibérie en hiver ; Kévin a dit oui aussi, depuis l'Autriche, et on a décidé de se rejoindre en Pologne.

À un moment, le boulot presque sûr qu'on avait en Australie est devenu vague possibilité ; j'ai eu de plus en plus de doutes sur le fait de payer 300€ le visa pour peut-être éventuellement trouver du travail là-bas, sans certitude, alors que je comptais de toute façon aller en Nouvelle-Zélande avec un visa vacances-travail qui, lui, coûte seulement 90€. Petit à petit, Aurélie a commencé à être aussi de cet avis. Mais on s'est dit qu'on aurait bien le temps de décider ça plus tard.

En octobre, on envoyait tous les trois nos dossiers de demandes de visas. Celui de Kévin, depuis l'Autriche, a tardé à arriver ; on a attendu un peu, mais l'agence a fini par lancer les démarches pour deux dossiers au lieu de trois.

Début novembre, Kévin est rentré pour refaire son passeport, résigné. Il ne pourra pas partir avec nous, mais s'envolera un mois après pour nous rejoindre dans un pays où le visa est moins compliqué à obtenir.

Le 1er décembre, Aurélie et moi avons reçu nos passeports, alourdis de deux visas chacun.


C'est comme si c'était hier, tout ça.
Et demain, on s'en va.

On est aussi prêtes que possible.
On avisera sur la route...

1 commentaire:

  1. Et bé... la préparation était un périple à elle seule !
    Bon vent, bonne route, belles rencontres, profite bien de tout ce que tu vois et vis... puis reviens-nous ♥

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