lundi 24 novembre 2014

Est-ce que c'est un tour du monde ?

"Tu vas où ? Tu vas rester combien de temps ? Et après la Nouvelle-Zélande, tu vas faire quoi ? Tu veux t'installer là-bas ? Après, tu rentres ? Ou tu continue de voyager ? Mais où ? Tu vas faire quels pays ?"

Ces questions qui reviennent si souvent.

Mais, comment dire...
Rien n'est figé.
Traverser la moitié du monde est un objectif, pas un mot d'ordre.
La Nouvelle-Zélande est une destination, mais pas une fin en soi .
Arriver là-bas va prendre plusieurs mois, qui sait ce qui peut se passer d'ici-là ?
Et plus encore, ce qui peut se passer après ?


Il n'y a que des envies, des idées, des rêves...

Je pars vers la Nouvelle-Zélande.
On sera deux jusqu'en Chine.
On devrait être trois à partir du Laos.
Il y aura aussi, dans ce coin-là, deux ou trois amis qu'on pourrait croiser. 
J'aimerais bien aller le plus loin possible sans prendre l'avion, jusqu'à Bali ?
Et peut-être trouver un bateau pour continuer ?
J'ai bien envie de passer par l'ouest et le sud de l'Australie, et puis en Tasmanie...
Mais pas trop longtemps, pour ne pas dilapider mes économies.
Je n'ai aucune idée du temps que je peux tenir avant d'avoir besoin de travailler, puisque ça dépend essentiellement des pays visités, et que je ne sais pas encore précisément où j'irais ni combien de temps j'y resterais.

Rien que ces quelques lignes rendent bien compte de l'incertitude du voyage. Déjà sans bouger, avant de partir, les plans ont changé plusieurs fois. Alors, dire ce que je compte faire une fois de l'autre côté du globe... Impossible ! Je ne sais pas, et ne veux pas le savoir. Il ne peut y avoir aucune affirmation, je ne peux prendre aucune décision puisque je les sais si facilement modifiables, si aléatoires...

"Et tu n'as pas peur, de tout cet inconnu ?"
Non.
D'abord, c'est en partie ce qui rend le voyage si beau.
Ensuite, mais peur de quoi ? Un accident, une maladie ? Il faut se renseigner un minimum avant de partir, connaître les précautions à prendre, peut-être les vaccins à faire, et puis prendre une assurance pour ne pas devoir payer des frais médicaux astronomiques ; le reste n'est pas plus inévitable qu'en restant en France. Une mauvaise rencontre ? Pareil : éviter les endroits risqués, connaître les comportements inappropriés à certains endroits pour ne pas choquer, ne pas provoquer, ne pas s'afficher ; les gens malintentionnés peuvent être partout, on peut tout autant les croiser en voyage que chez soi. Un manque d'argent ? Je compte bien travailler en Nouvelle-Zélande ; mais si jamais je n'y arrive pas, si je gère si mal mon budget, si mes économies finissent par se tarir et que je ne trouve aucune possibilité de les renflouer... dans le pire des cas, et bien je garderais toujours une petite réserve, à n'utiliser qu'en cas d'urgence pour prendre un billet d'avion et rentrer. Peur de me tromper en décidant de partir, de voyager autant sans penser à ma retraite, sans construire une carrière ? Oh, non. Non, ça ne me fait pas du tout peur. Évidement je peux me tromper, qui sait, peut-être qu'un jour j'aurais envie d'avoir une vie stable, tranquille, posée... Ou peut-être pas. Et peut-être que si je ne pars pas maintenant, je le regretterais plus tard... ou pas ? Qui peut le savoir ? Quitte à me tromper, je préfère vivre comme j'en ai envie aujourd'hui.

Ce n'est pas un tour du monde.
Peut-être que ça le sera...
Mais honnêtement, pour le moment, ce n'est rien de plus qu'un nouveau départ.

5 commentaires:

  1. Je te lis depuis quelque temps déjà et je trouve que tes mots sont très justes et très beaux. Je suis d’accord avec toi, l'inconnu fait partie intégrante du voyage. Je te souhaite donc un beau voyage, tour du monde ou pas, pleins d'inconnus et de découvertes ! :)

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    1. Merci beaucoup :)
      Et bon voyage(s) à toi aussi, puisque tu sembles t'y préparer !

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