vendredi 7 novembre 2014

Comment choisir un itinéraire...

... ou comment j'ai passé de longues heures devant mon ordinateur pour trouver la meilleure une bonne solution la moins chère pas très chère pour rejoindre commencer la route vers la Nouvelle-Zélande sans prendre l'avion.

C'est pas que je n'aime pas survoler les nuages mais, sans même parler de la question écologique, voyager en restant au sol rend les distances bien plus réelles. En préparant un nouveau départ sans date de retour, je ne voyais pas de logique à sauter dans un avion pour me précipiter à l'autre bout du monde ! Par contre, pour des raisons écologiques, je ne voulais pas non plus faire des sauts de puces en enchainant plusieurs vols avec quelques arrêts bien définis. Alors à la fin de l'été j'ai commencé à rêver à un long trajet terrestre vers l'Océanie...


Le sud de l’Europe semblait le plus évident, mais les pays à traverser après la Turquie m'ont très vite refroidie ; pas envie de me risquer dans ce coin du monde pour le moment. Si je voulais rester à terre, il n'y avait d'autre choix que de traverser la Russie. J'ai pensé au transsibérien, mais quelques recherches l'hiver dernier m'avaient donné l'idée que ce train mythique était hors budget. Le trajet terrestre m'a semblé infaisable, j'ai commencé à chercher des vols par chers. Et puis, un soir, la déception de devoir abandonner mon idée de départ s'est transformée en acharnement pour la rendre possible, et je me suis rendue compte de mon erreur.

Alors, petit à petit, ça a pris forme...

J'ai tapé "transsibérien" dans google.
J'ai fouillé et lu des centaines de pages. (Surtout sur un site.)
J'ai compris que le transsibérien n'est pas un train, mais plutôt une voie ferrée sur laquelle circulent plusieurs trains ; certains font toute la ligne, d'autres n'en font qu'une partie. D'ailleurs, la voie qui nous intéresse est plutôt celle du transmongolien (qui traverse la Mongolie pour arriver à Pékin). J'ai vu que les places les moins chères se trouvent en platzkart (3e classe), mais n'existent pas dans les trains qui roulent sur la ligne entière (de Moscou à Pékin). J'ai compris qu'il fallait découper le trajet. J'ai lu sur plusieurs blogs qu'il y avait aussi des bus (moins chers), notamment pour passer la frontière Mongole. Et puis j'ai passé des heures à chercher les horaires, les correspondances et les prix des différents transports (ici pour le train, un peu partout pour le bus)... Finalement, cet itinéraire en transsibérien était passé de "hors de prix" à "très abordable".

Pour rejoindre Moscou depuis la France, j'ai cherché des possibilités sur Rome2Rio (qui ne montre pas forcément les meilleurs itinéraires mais donne des idées, et surtout des liens vers les compagnies de transport). J'ai regardé  les possibilités de train, les compagnies de bus... jusqu'à trouver la meilleure combinaison.

Pour la Chine, après Pékin... je me suis dit que j'avais encore largement le temps d'y penser plus tard, après avoir vu sur Seat61 les très nombreuses possibilités pour traverser l'Asie.

Pour la suite, jusqu'en Nouvelle-Zélande, je n'ai que commencé à rêver à une traversée maritime.

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En résumé, pas de secret : pour trouver un itinéraire pas cher il ne faut que du temps, de la patience, et un peu d'acharnement. Voyager n'est pas une question de chance, comme on l'entend souvent ; si je m'apprête aujourd'hui à réaliser un nouveau rêve en prenant le transsibérien transmongolien, c'est parce que je l'ai rendu possible avec les moyens que j'avais ! (Et puis bon, il était plutôt simple finalement ce rêve ; celui d'aller au pôle nord risque de demander beaucoup plus d'acharnement quand je m'y mettrais.)

La prochaine fois, j'expliquerais comment je me suis cassé la tête avec les demandes de visas Russe et Chinois. Parce que, une fois l'itinéraire grossièrement établi c'est pas fini, il faut encore passer quelques heures devant l'ordinateur...
  

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