mercredi 28 septembre 2016

Canaries /1 : Tenerife, la tête.

Ça commence à Paris.

Réveillée en sursaut par l'amie qui m'héberge, faute de n'avoir pas entendu mon réveil, faute d'avoir un peu trop pleinement profité de la dernière soirée française, je n'ai que le temps d'un café et d'un au revoir avant de filer sans me retourner. Tant mieux ; la précipitation et le brouillard enveloppant ma tête empêchent les réflexions et ne laissent aucune place à l'appréhension ; tout ce qui compte, là, maintenant, c'est d'arriver à l'aéroport, monter dans l'avion réservé sur un coup de tête à peine une semaine plus tôt, fermer les yeux pour attraper au vol quelques heures de sommeil supplémentaires...

... et me laisser bercer jusqu'aux îles du printemps éternel.


J'avais écrit le pourquoi du comment j'avais décidé ce nouveau voyage. Il y a des moments, comme ça, où une idée vous vient en tête et n'en part plus pour peu que vous lui prêtiez ne serait-ce qu'une minime attention ; si vous l'écoutez attentivement elle se met à grandir, de plus en plus, de la tête elle passe au ventre en le chatouillant doucement, agréablement si vous ne résistez pas, et puis elle remplit votre cœur en le faisant battre de plus en plus fort. Vous pourriez trouver des tas d'arguments pour ne pas la suivre, elle peut sembler déraisonnable, irréfléchie, illogique... Mais, au fond... L'est-elle vraiment ? Et si, derrière tous ces mots qui vous poussent à taire cette idée, il n'y avait que la peur (du changement, de l'inconnu, de la nouveauté, de sortir des cases, des normes, des habitudes)...?

Cette fois encore, j'ai fermé les yeux sur toutes les pensées qui fixent les pieds au sol.
Et cette fois encore, j'ai constaté qu'écouter la petite voix qui me tire vers l'ailleurs s'est avéré être exactement... parfait.  

samedi 23 juillet 2016

Une pelote détricotée.

Comme un refrain qui tourne en boucle.
Partir, repartir, encore...
Et encore...

Les étapes se succèdent, si différentes qu'à peine commencées elles donnent à la précédente l'aspect flou d'un souvenir lointain. Après les visites d'amis éparpillés, il y a eu une parenthèse déconnectée du monde virtuel, un tourbillon de vie pour 10 jours de bénévolat en festival. Des étincelles. Du brouillard. Des bleus sur les jambes, des égratignures, des piqures (de moustiques), des coups (de soleil). Des questions, du partage, du recentrage et de la perdition à la fois.

Qui es tu, toi ?

lundi 27 juin 2016

Une douce errance.

Un mois déjà, presque ?

C'est fou comme le temps passe vite quand on n'y prend pas garde, quand on regarde ailleurs, quand on s'occupe plus à vivre sa vie qu'à l'organiser. Ma vie, là, c'est un peu le bordel si on l'observe de l'extérieur ; mais peu m'importe, vue de l'intérieur elle me va tout à fait. Il y a presque un mois la porte de la maison s'est refermée sur l'immobilisme, le refuge ; aujourd'hui la page est belle et bien tournée, elle me semble déjà si loin derrière, et les suivantes se succèdent les unes après les autres au rythme d'une lecture assoiffée.


Le passé file derrière mon dos ;
Le présent s'impose en évidence ;
Et le futur se colore de mille possibles.